La filière hydroélectrique française a présenté, le mardi 30 juin 2026, sa feuille de route pour la relance hydroélectrique, avec l’objectif confirmé d’atteindre 2,8 GW de capacités supplémentaires d’ici 2035. Ce plan, qui nécessite au moins 4,5 milliards d’euros d’investissement, propose des mesures réglementaires et un recours envisagé aux Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) à hauteur de 10 milliards d’euros.
La filière hydroélectrique française présente sa feuille de route pour la relance
Le mardi 30 juin 2026, la filière hydroélectrique française a officiellement dévoilé sa feuille de route pour la relance hydroélectrique du secteur. Cette présentation s’est déroulée au siège du Syndicat des Énergies Renouvelables (SER), en présence de représentants de France Hydro Énergie et de l’Union française de l’électricité (UFE) {Source}. L’objectif principal de cette initiative est d’atteindre les cibles fixées par la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), qui prévoit l’ajout de 2,8 GW de capacités hydroélectriques supplémentaires d’ici 2035.
Le plan s’articule autour de deux axes majeurs : d’une part, la construction de nouvelles centrales, et d’autre part, la modernisation des installations existantes, notamment les barrages. Pour concrétiser ces ambitions, la filière estime un besoin d’investissement d’au moins 4,5 milliards d’euros.
Quatre priorités pour accélérer le développement
Afin de faciliter cette relance hydroélectrique, la feuille de route identifie quatre priorités essentielles. Il s’agit d’abord d’accélérer la délivrance et le renouvellement des autorisations nécessaires aux projets. Ensuite, la filière souhaite une simplification des procédures administratives, souvent perçues comme un frein au développement. Une adaptation des exigences environnementales et réglementaires est également demandée, afin de mieux concilier protection de l’environnement et impératifs de production énergétique. Enfin, le plan insiste sur la reconnaissance des opérations de rénovation des installations existantes comme des projets d’intérêt public majeur, soulignant l’importance de la modernisation du parc actuel.
Mesures envisagées et appels aux pouvoirs publics
Le document présenté par la filière évoque également des pistes de travail et des appels aux pouvoirs publics. Il est notamment question de fluidifier la liste d’attente des raccordements au réseau électrique et de lancer une réforme du principe du « premier prêt, premier servi » à partir de mai 2026. Il est important de noter que cette réforme est présentée comme un travail à lancer et non comme une décision déjà en vigueur. De même, les mesures réglementaires demandées par la filière relèvent d’appels aux pouvoirs publics et constituent des orientations proposées, non des décisions publiques confirmées à ce stade.
Concernant le financement, le plan mise sur un recours aux Certificats d’économie d’énergie (CEE) à hauteur de 10 milliards d’euros. Cependant, cette extension du financement par les CEE est un objectif du plan et non un financement déjà garanti ou versé. La relance hydroélectrique dépendra donc en partie de la concrétisation de ces propositions par les autorités compétentes.
Contexte et enjeux de la modernisation du parc
La France exploite un parc hydroélectrique ancien, dont la modernisation est un enjeu majeur pour atteindre les objectifs de transition énergétique. La loi du 29 juin 2026, qui réforme le régime des concessions, s’inscrit dans ce contexte de renouvellement et de dynamisation du secteur. La feuille de route de la relance hydroélectrique vise à s’aligner sur ces évolutions réglementaires et à préparer l’avenir de cette énergie renouvelable essentielle. La prudence reste de mise concernant certains éléments juridiques ou administratifs qui ne sont pas confirmés par la source principale, notamment une loi de relance spécifique ou un nouveau régime pour les installations de plus de 4,5 MW, qui sont évoqués par d’autres sites mais non corroborés ici {Source}.
Il est essentiel de différencier les objectifs et les propositions de la filière, qui relèvent d’appels aux pouvoirs publics, des décisions publiques confirmées. La réforme du principe de raccordement et l’extension du financement par les CEE sont des objectifs du plan, non des mesures déjà actées ou garanties.
30 juin 2026 : date de présentation de la feuille de route · 2,8 GW : capacités supplémentaires visées d’ici 2035 · 4,5 milliards d’euros : besoin d’investissement minimum · 10 milliards d’euros : objectif de recours aux CEE
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