L’hydroélectricité en France représente la première source d’énergie renouvelable électrique, avec une production confirmée de 62,4 TWh en 2025 et une puissance installée d’environ 26 GW. Son rôle est crucial pour la flexibilité du réseau, bien que sa production soit variable et soumise à des enjeux environnementaux.
L’hydroélectricité en France : définition et principes fondamentaux
L’hydroélectricité est une forme d’énergie renouvelable qui exploite la force motrice de l’eau, qu’il s’agisse de sa chute ou de son écoulement, pour produire de l’électricité . En France, le parc hydroélectrique se compose de plusieurs types d’aménagements, chacun ayant des caractéristiques spécifiques. On distingue principalement les centrales au fil de l’eau, qui utilisent le débit naturel d’un cours d’eau sans grande retenue, les centrales d’éclusée, qui stockent l’eau pour la relâcher de manière contrôlée, et les centrales de lac, associées à de vastes réservoirs .
Un type d’installation particulier est la Station de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP). Ces stations sont conçues pour stocker de l’énergie en pompant de l’eau d’un réservoir inférieur vers un réservoir supérieur, généralement pendant les périodes de faible demande électrique. L’eau est ensuite turbinée pour produire de l’électricité lorsque la demande est forte EDF. Il est important de noter que les STEP consomment de l’électricité pour pomper l’eau et ne constituent donc pas une source primaire d’énergie, mais plutôt un moyen de stockage et de régulation EDF.
Les Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) sont des outils essentiels pour la gestion du réseau électrique, mais elles ne génèrent pas d’énergie à partir de zéro. Leur fonction est de stocker l’énergie excédentaire du réseau (souvent issue d’autres sources comme le nucléaire ou l’éolien) en pompant de l’eau, puis de la restituer sous forme d’électricité. Elles sont donc des systèmes de stockage et non des producteurs d’énergie primaire au sens strict EDF.
Les chiffres clés de l’hydroélectricité en France
L’hydroélectricité joue un rôle prépondérant dans le mix énergétique français. En 2025, la production hydraulique confirmée s’est élevée à 62,4 TWh RTE. Cela représente 11,4 % de la production électrique totale en France, qui était de 547,5 TWh cette même année RTE. L’hydraulique se positionne ainsi comme la deuxième source de production électrique après le nucléaire et la première source d’énergie renouvelable électrique du pays RTE.
La production de 2025 a toutefois marqué une diminution de 17,2 % par rapport à l’année précédente, 2024 RTE. Cette valeur reste proche de la moyenne annuelle observée sur la période 2015-2024, qui est de 61,4 TWh RTE.
En termes de puissance installée, le parc hydroélectrique français représente environ 26 GW en 2025, selon les estimations d’EDF EDF. Il est important de souligner que ces chiffres peuvent varier en fonction du périmètre statistique retenu (France métropolitaine, continentale, Corse, puissance brute ou nette) EDF. Le parc compte plus de 2 500 installations, dont plus de 90 % sont des centrales au fil de l’eau, d’après France Hydro Électricité France Hydro Électricité.
La répartition géographique de cette puissance est concentrée dans certaines régions. En 2025, l’Auvergne-Rhône-Alpes se distingue avec 11 455 MW, soit 44 % de la puissance installée nationale, suivie par l’Occitanie avec 5 353 MW, représentant 21 % du total France Hydro Électricité. EDF, acteur majeur du secteur, gère environ 20,5 GW de capacité hydraulique nette installée, ce qui correspond à près de 80 % du parc hydraulique français EDF.
Les enjeux actuels de l’hydroélectricité française
L’hydroélectricité en France est confrontée à plusieurs enjeux majeurs qui influencent son développement et son exploitation. L’un des principaux est la variabilité de sa production. En effet, le volume d’électricité produit dépend directement de la disponibilité de l’eau et des conditions hydrologiques, ce qui peut entraîner des écarts significatifs par rapport aux moyennes annuelles RTE.
Malgré cette variabilité, l’hydroélectricité est essentielle pour la flexibilité du système électrique français. Les retenues d’eau et les centrales pilotables permettent de moduler la production pour répondre aux pics de consommation EDF. Les STEP, comme mentionné précédemment, jouent un rôle crucial en permettant de déplacer la production d’électricité dans le temps, agissant comme des batteries géantes pour le réseau EDF.
Potentiel de développement et contraintes environnementales
Le potentiel de développement du parc hydroélectrique français est un sujet d’étude constant. EDF a identifié un potentiel de développement estimé à 4 GW EDF. Ce potentiel se décompose en plus de 500 MW d’augmentation de puissance de centrales existantes et 3,5 GW de nouvelles Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP) EDF. Il est important de préciser qu’il s’agit là d’une estimation de potentiel et non d’une capacité déjà construite ou en cours de construction EDF.
Cependant, le développement et l’exploitation des aménagements hydroélectriques doivent composer avec des contraintes environnementales et d’usage de l’eau EDF. Les cours d’eau sont des milieux complexes, utilisés non seulement pour la production d’énergie, mais aussi pour les écosystèmes aquatiques, l’irrigation, l’approvisionnement en eau potable et les loisirs EDF. Les chiffres de production ne suffisent donc pas, à eux seuls, à mesurer l’ensemble des effets locaux de ces installations EDF.
Il n’existe pas de prix unique et fixe de « l’hydroélectricité » en France. Le coût de l’électricité produite par les installations hydrauliques est déterminé par les mécanismes du marché de l’énergie, les contrats de vente et les dispositifs de commercialisation spécifiques. Les sources consultées pour ce guide ne fournissent pas de tarif national unique propre à l’électricité hydraulique.
En résumé
L’hydroélectricité est un pilier de la production d’énergie renouvelable en France, avec une production significative et une puissance installée importante. Elle offre une flexibilité précieuse pour le réseau électrique, notamment grâce aux centrales pilotables et aux STEP. Cependant, elle doit faire face à la variabilité des ressources hydrologiques et s’intégrer dans un cadre de contraintes environnementales et d’usages multiples de l’eau.
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