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Quelles sont les technologies émergentes pour les très faibles chutes ?

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Quelles sont les technologies émergentes pour les très faibles chutes ?
La réponse en une phrase

Les technologies adaptées aux très faibles chutes d’eau incluent principalement la turbine VLH (Very Low Head) et la vis hydrodynamique (vis d’Archimède turbinée), complétées par l’approche du rééquipement d’ouvrages existants. Ces solutions sont conçues pour valoriser des différences de niveau de quelques mètres, souvent avec des débits importants, tout en intégrant des considérations écologiques.

Définir les très faibles chutes : un enjeu de puissance

Une très faible chute désigne couramment un site où la différence de niveau exploitable est de l’ordre de quelques mètres ADEME. Il n’existe pas, dans les textes français, de seuil réglementaire unique définissant précisément cette expression ADEME. Cependant, la documentation technique fournit des repères : la turbine VLH est donnée pour des chutes nettes de 1,5 à 4,5 m, tandis que la vis hydrodynamique est adaptée pour environ 1,3 à 10 m ADEME.

La puissance théorique disponible dépend à la fois du débit et de la chute ADEME. En droit français, la puissance maximale brute (PMB) est notamment exprimée en kilowatts par la formule \(9{,}81 \times Q_{\max}\mathrm{\ (m^3/s)} \times H_b\mathrm{\ (m)}\), où \(H_b\) est la hauteur de chute brute DREAL Grand Est. À très faible chute, il est donc généralement nécessaire de disposer d’un débit important pour produire une puissance significative ADEME.

La turbine VLH : une solution spécialisée et confirmée

La turbine VLH (pour « Very Low Head ») est une technologie confirmée, spécifiquement conçue pour les très faibles chutes ADEME. Elle est typiquement installée sur des seuils, barrages existants ou canaux à débit élevé ADEME.

Principe de fonctionnement et caractéristiques

Le principe de la VLH repose sur un groupe immergé, généralement de type « bulbe », intégrant une turbine Kaplan de grand diamètre à pales mobiles et un alternateur ADEME. Des grilles et/ou dégrilleurs sont associés pour la protection contre les corps flottants et la sûreté de fonctionnement ADEME.

Les ordres de grandeur documentés pour la VLH sont une chute de 1,5 à 4,5 m, un débit de 10 à 27 m³/s et une puissance unitaire de 100 à 500 kW ADEME. Le guide ADEME diffusé par France Hydro Électricité indique que la VLH est l’une des deux familles de machines reconnues ichtyocompatibles par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour la dévalaison, avec la vis hydrodynamique ADEME. Il est important de noter que cette qualification ne dispense pas des obligations relatives à la continuité écologique, aux prises d’eau, aux débits réservés et aux espèces protégées, qui doivent être étudiées site par site ADEME.

La VLH n’est pas une technologie de laboratoire ; elle relève d’une filière commercialisée et installée ADEME. Son caractère « émergent » doit être nuancé : elle est plutôt une technologie spécialisée, relativement récente à l’échelle de l’hydroélectricité classique, adaptée au rééquipement d’ouvrages de faible chute ADEME.

La vis hydrodynamique : robustesse et ichtyocompatibilité

La vis hydrodynamique, également connue sous le nom de vis d’Archimède turbinée, est une autre technologie confirmée pour les très faibles chutes ADEME. Elle transforme l’écoulement de l’eau en une rotation lente d’une vis, laquelle entraîne une génératrice, éventuellement via un multiplicateur ADEME.

Caractéristiques et domaines d’emploi

Les ordres de grandeur documentés pour la vis hydrodynamique sont une chute de 1,30 à 10 m et un débit de 0,2 à 10 m³/s ADEME. Selon le guide ADEME, cette machine tourne à faible vitesse et peut laisser passer une partie des sédiments et des flottants ADEME. Elle est également présentée comme ichtyocompatible par l’OFB pour la dévalaison ADEME. Cependant, une installation peut nécessiter un dispositif distinct de montaison des poissons, selon la configuration et les obligations locales ADEME.

Les domaines d’emploi privilégiés pour la vis hydrodynamique incluent les anciens moulins et petits seuils, les canaux et ouvrages de navigation, ainsi que les ouvrages existants dont la chute est faible mais le débit relativement régulier ADEME. Elle est également envisagée pour les projets recherchant une machine lente et robuste ADEME.

Limites à considérer

Plusieurs limites doivent être vérifiées : la compatibilité écologique ne vaut pas automatiquement autorisation du projet ADEME. Le transit sédimentaire, les flottants, la prise d’eau et les conditions hydrauliques doivent faire l’objet d’études spécifiques ADEME. Enfin, l’intérêt économique dépend fortement du débit disponible, de la durée de fonctionnement et des coûts de génie civil et de raccordement ADEME.

Ce que ce n’est pas : les technologies hydrocinétiques

Les technologies dites hydrocinétiques, qui utilisent directement la vitesse du courant sans chute notable, existent comme concepts et démonstrateurs ADEME. Toutefois, à partir des sources françaises de référence disponibles, elles ne constituent pas une solution généralisée ou un standard établi pour équiper les seuils et cours d’eau métropolitains à très faible chute ADEME. Leur performance dépend étroitement de la vitesse de courant, de la profondeur, des débris flottants, de la navigabilité et des contraintes écologiques ADEME. Il convient donc de vérifier au cas par cas la maturité industrielle, les références d’exploitation et le régime réglementaire applicable ADEME.

Le rééquipement d’ouvrages existants : une voie privilégiée

Pour les très faibles chutes, l’innovation ne se limite pas à la conception de nouvelles turbines, mais concerne également le rééquipement d’ouvrages déjà présents ADEME. Cette approche est considérée comme une voie privilégiée ADEME.

Le principe consiste à valoriser une différence de niveau déjà créée par un ouvrage existant, tel qu’un seuil, un barrage, un moulin, un canal, une écluse ou d’autres installations hydrauliques ADEME. L’objectif est de limiter autant que possible les nouveaux travaux dans le lit du cours d’eau ADEME. Cela ne supprime toutefois ni l’instruction environnementale ni l’examen des effets cumulés sur les milieux aquatiques ADEME.

Les configurations techniquement envisageables dans ce cadre comprennent notamment l’implantation d’une VLH dans une passe ou au droit d’un ouvrage, ou d’une vis hydrodynamique dans un canal de dérivation ou une ancienne chambre d’eau ADEME. Le remplacement d’équipements anciens par une turbine mieux adaptée au débit et à la chute réellement disponibles est également une option ADEME.

Le cadre réglementaire français : une approche intégrée

Pour l’hydroélectricité, le cadre réglementaire dépend notamment de la puissance maximale brute (PMB) . Les installations de moins de 4,5 MW relèvent du régime de l’autorisation, généralement intégré à l’autorisation environnementale délivrée par le préfet . Au-delà de 4,5 MW, c’est le régime de la concession hydraulique qui s’applique .

Les services de l’État précisent que, pour les installations hydroélectriques soumises à une autorisation ou à une déclaration au titre de la police de l’eau (IOTA), le titre correspondant vaut autorisation d’exploiter pour la production électrique Ministère de la Transition écologique. Un projet de très faible chute n’est donc pas exempté du droit de l’eau du seul fait de sa faible puissance Ministère de la Transition écologique.

L’autorisation environnementale fixe les conditions d’exploitation en tenant compte des usages de l’eau, des débits à maintenir, de la continuité écologique, de la circulation piscicole, du transit des sédiments et des enjeux environnementaux propres au site Ministère de la Transition écologique. Les projets susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement peuvent relever d’une évaluation environnementale, selon les seuils, critères et procédures applicables Ministère de la Transition écologique.

Continuité écologique : un enjeu central

La sélection d’une turbine, même ichtyocompatible, ne suffit pas à répondre à toutes les exigences de continuité écologique ADEME. Il est nécessaire de considérer séparément la montaison des poissons, la dévalaison et la protection contre le passage dans les équipements, le débit réservé ou les débits nécessaires au milieu, le transport sédimentaire, ainsi que la conception et l’entretien de la prise d’eau, des grilles et du dégrillage ADEME. Les dispositifs et prescriptions relèvent de l’instruction locale du dossier par les services compétents de l’État ADEME.

En résumé

Les technologies pour les très faibles chutes se concentrent sur la turbine VLH et la vis hydrodynamique, toutes deux reconnues pour leur ichtyocompatibilité en dévalaison. L’approche du rééquipement d’ouvrages existants est également privilégiée pour valoriser des dénivelés déjà présents. Tout projet doit s’inscrire dans un cadre réglementaire strict, notamment via l’autorisation environnementale, et intégrer pleinement les exigences de continuité écologique.

hydroelectrique.fr est un média indépendant, non affilié au ministère de la Transition écologique. Les informations publiées ne constituent pas un conseil financier.

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