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Hydroélectricité durable : les enjeux essentiels de 2026

Actualité · Sources officielles vérifiées : RTE, EDF, CRE

Sommaire

Chiffres clés
≈12 %de l’électricité produite en France
25,7 GWde puissance hydroélectrique installée
4,5 Md€investis par EDF dans ses barrages

Sujets abordés

développement durable énergie hydraulique
La réponse en bref

La filière hydraulique reste un pilier clé pour assurer une transition propre et une production fiable d’électricité en France.

Sommaire

  • Comprendre le développement durable de l’énergie hydraulique
  • Le rôle stratégique de l’hydroélectricité dans le mix électrique français
  • Fonctionnement technique des installations hydroélectriques
  • Analyse du taux de retour énergétique des ouvrages
  • Émissions de gaz à effet de serre et cycle de vie
  • Évaluation des risques et sûreté des barrages
  • Emprise sur la biosphère et gestion des milieux aquatiques
  • L’évolution historique de la houille blanche
  • La diversification des grands barrages en France
  • Expertise technique et savoir-faire industriel
  • Le développement de la petite hydroélectricité
  • Optimisation du réseau par les stations de transfert d’énergie
  • Intégration des énergies marines renouvelables
  • Cadre juridique et programmation pluriannuelle de l’énergie
  • Enjeux géopolitiques et perspectives mondiales

La filière hydraulique reste un pilier clé pour assurer une transition propre et une production fiable d’électricité en France.

Les installations et les centrales optimisent la gestion des ressources en eau. Elles visent à concilier puissance du réseau et respect des milieux.

La programmation pluriannuelle énergie fixe le cadre pour la construction et la mise en place de nouveaux ouvrages. Les projets intègrent la recherche et la conception pour améliorer le débit, l’optimisation des sites et la consommation.

Chaque partie du territoire compte : les aménagements en aval et les cours d’eau sont étudiés pour limiter l’impact sur la vie locale.

Points clés

  1. La filière assure une production stable d’électricité.
  2. Les centrales combinent performance et gestion responsable de la ressource.
  3. La programmation nationale guide la mise en œuvre des projets.
  4. L’optimisation des ouvrages réduit l’impact sur les milieux.
  5. La recherche améliore la conception et la puissance hydroélectrique installée.

Hydroélectricité durable : comprendre le développement durable de l’énergie hydraulique

Depuis les moulins antiques, l’utilisation du courant et de la chute d’eau a évolué vers des centrales modernes. L’hydroélectricité désigne la production d’électricité à partir du mouvement de l’eau, une source énergie renouvelable reconnue pour sa fiabilité.

Une centrale repose sur trois éléments : un barrage qui retient le flux, une conduite forcée et une usine avec turbines. Ces ouvrages transforment l’énergie potentielle en puissance exploitable.

La mise en place de projets exige une planification rigoureuse. Il faut préserver les cours et les milieux aquatiques afin de limiter l’impact sur la vie locale.

Exemple : l’optimisation des sites et le contrôle du débit améliorent la production tout en réduisant la consommation d’eau inutile. Ensemble, ces installations garantissent une production d’électricité stable et soutiennent la transition écologique en France.

Le rôle stratégique de l’hydroélectricité dans le mix électrique français

L’hydroélectricité occupe une place clé pour assurer la sécurité du réseau électrique français. Avec 25,7 GW de puissance hydroélectrique installée, la filière apporte une production d’électricité régulière et pilotable.

Contribution au réseau

Contribution au réseau

En 2022, la production issue de l’hydroélectricité représentait 11,6 % de la production totale. Les centrales et barrages interviennent comme pilier de la stabilité, surtout lors des variations saisonnières.

Flexibilité et stockage

Flexibilité et stockage

Les barrages peuvent démarrer en quelques minutes pour sécuriser l’approvisionnement face aux pics. EDF prévoit des investissements pour augmenter ses capacités hydrauliques, dont une part importante en STEP, renforçant la capacité de stockage par eau.

Indicateur Valeur Impact
Puissance installée 25,7 GW 3e rang européen, production fiable
Part de la production 2022 11,1 % Contribution stable au mix électrique
Plan d’investissement EDF 5 milliards € / +2,8 GW Augmentation de la flexibilité et du stockage

Une part majoritaire de la puissance est gérée via des concessions. Cette gestion territoriale optimise l’utilisation de la ressource et limite l’impact sur les cours d’eau.

Fonctionnement technique des installations hydroélectriques

Le fonctionnement des centrales repose sur la transformation progressive de l’eau en puissance exploitable.

L’eau retenue en amont d’un barrage accumule de l’énergie potentielle. Lors du lâcher, cette énergie devient énergie cinétique en traversant les conduites forcées.

Les turbines — par exemple Kaplan ou Pelton — convertissent ce flux en mouvement rotatif. Les alternateurs, entraînés par ces turbines, assurent la production d’électricité destinée au réseau.

Un transformateur élève la tension pour l’acheminement haute tension vers les centres de consommation. Cette chaîne technique permet des rendements élevés, souvent supérieurs à 90 %.

« Les installations modernes optimisent le débit et la conception pour maximiser la puissance tout en réduisant la consommation inutile. »

Étape Fonction Impact
Stockage Accumulation d’eau en amont Réserve d’énergie potentielle
Conduite Conversion en énergie cinétique Contrôle du débit
Turbine & alternateur Production électrique Rendement élevé (>90 %)
Transformateur Élévation de la tension Transport efficace vers les réseaux

Analyse du taux de retour énergétique des ouvrages

Le taux de retour énergétique (TRE) révèle l’efficacité réelle des ouvrages au regard de l’énergie investie pour leur construction. Il compare la production totale sur la durée de vie à l’énergie consommée lors de la mise en place.

Les études convergent : l’hydroélectricité affiche un TRE très élevé. Hydro-Québec avance un chiffre supérieur à 250 pour ses installations, illustrant un rapport exceptionnel entre production et coût initial.

Comparaison avec les autres sources

Contrairement aux sources intermittentes, ces centrales fournissent une production constante. Cela améliore le rapport global et réduit la consommation énergétique grise par unité produite.

La recherche sur les turbines et la conception des ouvrages optimise encore le rendement. Résultat : un avantage net en efficacité par rapport aux autres filières, confirmant la place de l’hydroélectricité parmi les sources les plus performantes.

  1. TRE élevé : rentabilité énergétique sur long terme.
  2. Production stable : meilleur rapport production/utilisation.
  3. Amélioration continue : optimisation des sites et du débit.

Émissions de gaz à effet de serre et cycle de vie

La comparaison des émissions sur l’ensemble du cycle de vie éclaire le vrai coût climatique des installations hydroélectriques.

Toutes les filières de production d’électricité émettent des gaz à effet de serre pendant la construction, la mise en service et le démantèlement des ouvrages.

L’hydroélectricité libère principalement du dioxyde de carbone et du méthane. Ces gaz proviennent de la dégradation de la matière organique inondée lors de la création des réservoirs.

Des études montrent que, à long terme, les émissions nettes des centrales peuvent être comparables à celles des éoliennes et restent nettement inférieures à celles d’une centrale à charbon ou au gaz.

Le phénomène est souvent temporaire : les émissions diminuent avec le temps et tendent vers les niveaux observés pour des lacs naturels. De plus, puisque la production n’introduit pas de carbone fossile, la filière respecte en grande partie le cycle du carbone biologique.

  1. Impact initial : lié à la construction et à l’ennoyage.
  2. Évolution : émissions décroissantes sur plusieurs années.
  3. Comparaison : performance climatique favorable face aux combustibles fossiles.

Évaluation des risques et sûreté des barrages

La sûreté des barrages conditionne la confiance dans la production par retenues d’eau. Les contrôles structurels et la gestion des ouvrages protègent les populations et la ressource.

La sûreté est une priorité absolue. Les statistiques de mortalité par TWh placent l’hydroélectricité parmi les sources d’électricité les plus sûres au monde.

L’accident de Banqiao en 1975 reste une anomalie tragique et majeure dans l’historique de la filière. Sans cet événement, le taux de mortalité chute à 0,1 par TWh.

Les ingénieurs ne contrôlent pas tout, mais ils réduisent l’exposition au risque. Une gestion rigoureuse des inspections, de la maintenance et des aménagements en aval limite les conséquences d’un incident.

Données comparatives : globalement, l’hydroélectricité est environ mille fois moins risquée que le charbon pour la production à grande échelle.

  1. Surveillance continue des barrages et tests de résistance.
  2. Plans d’urgence locaux pour protéger les cours et les populations.
  3. Intégration de la sécurité dès la conception et lors de la mise en service.

Emprise sur la biosphère et gestion des milieux aquatiques

La création d’une retenue redessine le paysage riverain et modifie le fonctionnement des cours.

Occupation des sols

L’exploitation des centrales hydroélectriques nécessite une emprise au sol importante. Les barrages, digues et zones inondées remplacent souvent des terres agricoles ou des forêts.

Impact sur la faune

La mise en eau altère les habitats et affecte la circulation des poissons. Pour réduire ces effets, on installe des passes à poissons et des turbines ichtyocompatibles.

Ces dispositifs facilitent la migration et limitent la mortalité des espèces migratrices.

Gestion du mercure

Après l’ennoyage, le mercure inorganique peut se transformer en méthylmercure. Ce composé s’accumule dans les poissons prédateurs et pose un risque sanitaire local.

Des suivis réguliers, des restrictions de pêche temporaires et des programmes de restauration écologique réduisent l’impact. Avec le temps, les niveaux de contaminants tendent à revenir vers des valeurs proches de la référence naturelle.

L’évolution historique de la houille blanche

La conversion de la chute d’eau en courant utilisable a changé la physionomie industrielle de la France.

À la fin du XIXe siècle, l’épopée de la houille blanche a transformé la force motrice des cours en une nouvelle source d’électricité transportable.

En 1889, la centrale de La Force, dans le massif de Belledonne, alimenta une papeterie située à cinq kilomètres grâce au courant continu.

Rapidement, des pionniers comme Marcel Deprez et Lucien Gaulard surmontèrent les défis du transport sur de longues distances.

L’invention de la lampe à incandescence par Thomas Edison en 1879 créa une demande d’éclairage public. Celle-ci accéléra l’équipement des vallées alpines et l’essor des installations.

  1. La maîtrise du cycle complet de production fit des centrales un moteur de croissance.
  2. La puissance tirée des chutes soutint l’industrialisation rurale.
  3. Ces ouvrages posèrent les bases du futur développement des réseaux.
hydroélectricité durable

La diversification des grands barrages en France

La carte des grands barrages français illustre une palette d’ouvrages adaptés à des usages très différents. On trouve des barrages-voûtes, des barrages-poids et des retenues créées pour le stockage saisonnier ou pour gérer les éclusées.

Un héritage technique : le barrage de Saint-Ferréol, construit en 1675 pour le canal du Midi, mesure 30 mètres de haut. Il témoigne d’une maîtrise empirique ancienne dans la gestion de l’eau.

La mémoire des accidents a aussi façonné la filière. La rupture du Malpasset en 1959 fit 423 victimes. Cet événement a renforcé les normes de sécurité et le contrôle de tous les ouvrages.

Après la Seconde Guerre mondiale, le parc a crû rapidement : on est passé de 249 grands barrages en 1960 à 594 en 2000. Les centrales au fil de l’eau, notamment sur le Rhône, complètent la production d’électricité sans retenue majeure.

Caractéristique Exemple Rôle
Type d’ouvrage Barrage-voûte / barrage-poids Stockage et tenue mécanique
Patrimoine Saint-Ferréol (1675, 30 m) Gestion historique des cours d’eau
Sécurité Malpasset (1959, 423 victimes) Renforcement des contrôles et normes
Production Centrales au fil de l’eau (Rhône) Production continue d’hydroélectricité

Expertise technique et savoir-faire industriel

La maîtrise technique française rassemble des générations d’ingénieurs autour des centrales et des turbomachines.

En 2015, la filière hydrologique générait environ environ 15 000 emplois directs au total, dont des postes directs, pour un chiffre d’affaires annuel de 11 à 12 milliards d’euros.

Défis de la filière industrielle

La transmission des compétences reste une priorité. La consolidation industrielle, comme le rachat des activités turbines d’Alstom par General Electric, a fragilisé des chaînes locales d’approvisionnement.

Pourtant, l’ingénierie française demeure compétitive. Elle conçoit des turbines haute performance pour les centrales hydroélectriques et remporte des appels d’offres à l’international, y compris pour des STEP aux Émirats arabes unis.

Maintenir ce niveau exige un plan de charge soutenu pour les ateliers et les bureaux d’études. Sans commandes régulières, le savoir-faire risque de se disperser.

Indicateur Valeur Impact
Emplois (2015) ≈15 000 Maintien des compétences locales
Chiffre d’affaires 11-12 Md€ Base économique de la filière
Compétences 150 ans Ingénierie civils & turbines exportables
Risque industriel Restructuration Pression sur l’offre nationale

Le développement de la petite hydroélectricité

La petite hydroélectricité renaît sur des sites modestes, souvent en reconversion d’anciens moulins. On parle ici d’installations d’une puissance inférieure à 10 MW, adaptées aux cours locaux et aux seuils existants.

De nombreuses startups et PME transforment des moulins en petites centrales modulaires. Ces unités fournissent de l’électricité pour l’autoconsommation industrielle et renforcent la production locale.

Ces projets respectent les exigences de la loi GEMAPI et limitent l’impact sur l’eau et les milieux. Ils complètent le parc historique géré par de grands groupes comme EDF.

Avantages : valorisation des territoires, création d’emplois locaux et diversification de la source de production.

L’optimisation d’anciennes installations bénéficie de cadres d’aide, notamment le complément de rémunération. Cela encourage l’investissement dans ces petites unités viables.

  1. Puissance adaptée : < 10 MW
  2. Conversion de moulins et seuils existants
  3. Soutien financier pour moderniser les centrales

Optimisation du réseau par les stations de transfert d’énergie

Pour sécuriser les pointes, les STEP transforment des surplus électriques en réserves d’eau stockée en altitude. Ces installations pompent la nuit, puis turbineront lors des pics de demande.

développement durable de l'énergie hydraulique — illustration 3

Les STEP se distinguent par leur rapidité : elles peuvent atteindre leur puissance nominale en quelques minutes. Cette réactivité aide à maintenir la fréquence du réseau à 50 hertz.

La station de Grand’Maison, sur la Romanche, en est un exemple emblématique. Mise en service au milieu des années 1980, elle affiche une puissance importante. Elle représente environ 20 % de la puissance électrique installée en France.

  1. Fonction : pompage en période creuse, turbinage en période de pointe.
  2. Avantage : compensation des fluctuations des sources intermittentes.
  3. Résultat : stabilité accrue de la production et de la fréquence.
Caractéristique Donnée Impact
Puissance (Grand’Maison) environ 1 800 MW 8 % de la puissance installée nationale
Temps de réponse Quelques minutes Équilibrage rapide du réseau
Rôle Stockage par eau Compensation des variations des barrages et des renouvelables

« Les STEP sont une clé technique pour préserver la qualité du service et intégrer davantage de sources variables. »

Intégration des énergies marines renouvelables

Le potentiel maritime français ouvre de nouvelles pistes pour capter la force des vagues et des courants.

La France dispose du 2e espace maritime mondial, ce qui offre des opportunités pour exploiter la houle, les courants et les marées.

L’usine marémotrice de la Rance, inaugurée en 1966 en Bretagne, demeure le seul grand projet de ce type en France. Elle produit l’équivalent de la consommation d’environ 225 000 habitants.

Toutefois, ces installations demandent des aménagements territoriaux importants. Cela freine parfois leur déploiement face à d’autres choix énergétiques comme le nucléaire.

La programmation pluriannuelle de l’énergie intègre désormais les énergies marines comme sources complémentaires pour la production d’électricité.

L’innovation dans les technologies houlomotrices permet d’exploiter la puissance des vagues sans édifier de grands barrages, limitant ainsi l’impact sur les écosystèmes marins et fluviaux.

  1. Potentiel élevé grâce à l’espace maritime.
  2. La Rance : référence historique et œuvre démonstrative.
  3. Technologies houlomotrices : piste moins invasive pour produire.

Cadre juridique et programmation pluriannuelle de l’énergie

La programmation pluriannuelle énergie fixe des objectifs chiffrés pour la production d’électricité issue de l’eau à l’horizon 2028. Elle précise les priorités d’investissement et les cibles de capacité à atteindre.

Le cadre juridique français encadre strictement l’exploitation des concessions hydroélectriques. Les règles visent à protéger la ressource et à garantir la conformité aux normes environnementales.

La loi du 29 juin 2026 relance la filière avec des moyens financiers importants pour consolider le parc national. Des fonds publics et des partenariats privés soutiennent la modernisation et la prolongation de la durée de vie des installations.

Avant tout projet, les exploitants doivent anticiper les exigences liées à la continuité écologique. Les études d’impact, les mesures de franchissement piscicole et les seuils de débits réservés sont obligatoires.

La gouvernance associe l’État, les collectivités locales et les producteurs indépendants. Cette coordination vise à assurer la sécurité, l’équité d’accès à la ressource et la résilience du système électrique.

Élément Mesure Impact
Programmation (PPE) Objectifs 2028 pour la production Orientation des investissements
Cadre juridique Concessions et normes Protection de la ressource en eau
Loi 29 juin 2026 Investissements massifs Modernisation du parc national
Exigences environnementales Continuité écologique, études d’impact Conformité avant autorisation

Enjeux géopolitiques et perspectives mondiales

Les grands acteurs mondiaux investissent massivement dans les bassins pour contrôler la production énergétique.

La Chine domine le marché : près de 85 000 centrales construites et un savoir-faire exporté à grande échelle vers l’Afrique et l’Asie. Cette stratégie combine capitaux, savoir-faire industriel et contrats d’infrastructures.

Un signe fort : China Three Gorges Corporation a acquis la totalité d’Energias de Portugal, renforçant son empreinte sur des actifs renouvelables en Europe.

Les ressources en eau non exploitées en Afrique attirent désormais des consortiums internationaux. La géopolitique de la ressource demande des cadres de coopération pour gérer les bassins transfrontaliers.

« La maîtrise des fleuves et des retenues devient un levier stratégique pour la sécurité d’approvisionnement. »

Face à ces dynamiques, l’expertise européenne reste compétitive si elle renforce les synergies entre opérateurs et finance des projets d’innovation.

Acteur Ressource Impact géopolitique
Chine 85 000 centrales Export de savoir-faire et d’investissements
China Three Gorges Acquisition EDP Contrôle d’actifs européens
Pays africains Potentialités en eau Attraction d’investisseurs étrangers

Conclusion

Assurer la résilience du mix électrique passe par l’entretien et l’innovation des centrales existantes.

L’énergie hydraulique reste la première source d’énergie renouvelable en France, apportant une production d’électricité pilotable et une capacité de stockage unique.

Le soutien au développement de la petite hydroélectricité et des STEP, et la modernisation des installations, préservent le savoir‑faire industriel français. En intégrant des solutions respectueuses de la faune et de l’eau, ces projets consolident notre souveraineté et équilibrent le mix face aux sources intermittentes.

FAQ

Qu’est-ce que l’hydroélectricité et comment fonctionne-t-elle ?

L’hydroélectricité produit de l’électricité en convertissant l’énergie de l’eau en mouvement via des turbines et des alternateurs. Les barrages créent une réserve d’eau pour contrôler le débit ; les centrales au fil de l’eau exploitent le courant naturel des cours d’eau. Ce principe reste simple à l’échelle technique et performant pour la production d’électricité renouvelable.

Quelle est la place de l’hydroélectricité dans le mix électrique français ?

Elle représente une part importante de la production renouvelable en France, offrant une capacité installée significative pour compenser la variation des autres sources. Les installations assurent à la fois production de base et services de flexibilité pour le réseau national, en soutenant l’équilibre offre-demande.

Comment les centrales apportent-elles de la flexibilité au réseau ?

Les turbines peuvent moduler rapidement la production, ce qui aide à compenser les variations des éoliennes et du solaire. Les stations de transfert d’énergie par pompage-turbinage (STEP) stockent l’énergie en pompant l’eau vers un réservoir supérieur, puis la restituent en turbinant selon les besoins.

Quels sont les principaux impacts environnementaux des barrages ?

Les ouvrages modifient les régimes hydriques, fragmentent les habitats et peuvent altérer les populations piscicoles. L’emprise au sol change l’occupation des sols et affecte la biodiversité locale. Des mesures de gestion et des aménagements de continuité écologique limitent ces effets.

Que signifie le taux de retour énergétique pour une centrale hydroélectrique ?

Le taux de retour énergétique compare l’énergie produite sur la durée de vie d’une installation à l’énergie nécessaire à sa construction, son exploitation et sa démolition. Pour l’hydroélectricité, ce ratio est généralement élevé, ce qui indique une production nette importante par rapport aux coûts énergétiques initiaux.

Comment l’impact climatique de l’hydroélectricité se compare-t-il à d’autres sources ?

Sur le cycle de vie, l’hydroélectricité émet peu de gaz à effet de serre par kilowattheure produit, bien que certains réservoirs puissent libérer du méthane localement. Globalement, elle reste nettement moins émissive que les sources fossiles comme le charbon ou le gaz.

Quels sont les risques liés aux barrages et comment les autorités assurent-elles la sûreté ?

Les risques incluent la rupture d’ouvrage, les dommages liés à des crues et la sédimentation. Les exploitants appliquent des inspections régulières, des contrôles instrumentationnels et des plans d’urgence. Les normes françaises et européennes imposent des études de sûreté et des procédures strictes.

Comment la gestion des milieux aquatiques prend-elle en compte la faune et la flore ?

Les actions consistent en passes à poissons, aménités de migration, gestion des débits écologiques et restauration des berges. Ces mesures favorisent la recolonisation et limitent la fragmentation des habitats pour préserver la qualité biologique des cours d’eau.

Quelles sont les préoccupations autour du mercure dans les réservoirs ?

Dans certains réservoirs créés sur sols organiques, la décomposition peut mobiliser du mercure naturel et le transformer en méthylmercure. Des suivis et des plans de gestion ciblés permettent d’évaluer les risques sanitaires et environnementaux et d’adapter les pratiques d’aménagement.

Quelle est l’histoire de la « houille blanche » en France ?

Le terme « houille blanche » désigne l’eau utilisée pour produire de l’électricité, particulièrement pendant l’essor industriel du XXe siècle. Les grandes vallées et massifs montagneux ont vu se développer de nombreux barrages et usines, contribuant à l’industrialisation et à l’électrification du pays.

Pourquoi diversifier les grands barrages aujourd’hui ?

La diversification vise à moderniser les installations, améliorer la compatibilité écologique, augmenter la capacité de stockage et intégrer de nouvelles technologies. Cela permet d’adapter les ouvrages aux besoins contemporains de sécurité d’approvisionnement et de transition énergétique.

Quels sont les défis pour la filière industrielle et l’expertise technique ?

La filière doit répondre à la nécessité de maintenance des infrastructures anciennes, intégrer l’innovation (matériaux, automatisation) et maintenir un savoir-faire spécialisé. Le recrutement et la formation d’ingénieurs et techniciens qualifiés constituent un enjeu majeur.

Quelle place pour la petite hydroélectricité dans le paysage énergétique ?

La petite hydro permet d’exploiter des sites moins fragmentants, souvent avec une faible emprise foncière. Elle favorise la production locale d’électricité et peut bénéficier aux territoires ruraux tout en réduisant certains impacts associés aux grands barrages.

Comment les stations de transfert améliorent-elles l’optimisation du réseau ?

Les STEP stockent de l’énergie à grande échelle et répondent rapidement aux besoins de pointe. Elles facilitent l’intégration des renouvelables intermittents en absorbant les surplus et en restituant de l’électricité aux heures de forte demande.

Quel lien entre hydroélectricité et énergies marines renouvelables ?

Les deux familles partagent des défis techniques et des approches d’aménagement du milieu aquatique. L’hydroélectricité apporte une expertise sur les turbines, l’ancrage et la gestion des flux, utile pour les projets d’hydroliennes et d’autres technologies marines.

Quel cadre juridique encadre les projets hydroélectriques en France ?

Les projets respectent le droit de l’eau, les règles d’urbanisme, les évaluations environnementales et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Ces outils fixent des objectifs de puissance installée et des obligations de protection des milieux.

Quels enjeux géopolitiques influencent l’avenir de la filière ?

Les enjeux incluent la sécurité d’approvisionnement, la dépendance aux importations d’énergie, et la concurrence internationale sur les technologies. La maîtrise des ressources hydriques et des infrastructures reste stratégique pour la résilience énergétique nationale.
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