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Centrale hydroélectrique de Brommat : usines et barrage

Sources : ODRÉ, EDF / commune de Brommat, DREAL Occitanie, Sénat

Sommaire

Sujets abordés

Vue d’illustration d’un aménagement hydraulique générique — brommat
Vue d’illustration d’un aménagement hydraulique générique — brommat
Vue d’illustration : aménagement et paysage génériques. Cette scène ne constitue pas une photographie documentaire du site réel.
L’essentiel

La centrale hydroélectrique de Brommat, dans le nord de l’Aveyron, réunit deux usines souterraines connues sous les noms de Brommat I et Brommat II. Le registre national du 31 août 2026 répartit leurs groupes dans deux lignes portant le même nom de centrale. Leur somme atteint 406 MW de puissance active maximum installée. Ce périmètre de site place Brommat au huitième rang de notre comparaison nationale, sans lui ajouter les autres centrales de la Truyère. ODRÉ — registre national au 31 août 2026

Brommat : suivre les dérivations jusqu’aux deux usines souterraines

La centrale hydroélectrique de Brommat associe une alimentation hydraulique commune et deux générations d’usines. Le panneau EDF de 2012 montre le barrage de Labarthe, la dérivation de la Bromme, les chemins d’eau vers Brommat I et Brommat II, les canaux de fuite et le poste électrique de Rueyres. L’eau, l’électricité et les accès aux machines empruntent ainsi des réseaux différents. EDF / commune — panneau de l’aménagement de Brommat, 2012

Brommat : caractéristiques du site et références distinctes
Caractéristique Valeur documentée Périmètre
Puissance enregistrée du site 406 MW Deux entrées BROMMH, 31 août 2026
Hauteur de chute déclarée 269,75 m Champ des deux entrées du registre
Brommat I 6 groupes ; mise en service en 1933 Panneau EDF 2012
Brommat II 1 groupe ; mise en service en 1975 Panneau EDF 2012
Labarthe, barrage voûte 70 m de haut, 135 m de long Valeurs du panneau EDF 2012
Retenue de Labarthe 8 millions de m³ au total Volume total documentaire, pas énergie stockée
Évacuation des crues 4 évacuateurs mentionnés Barrage de Labarthe, panneau 2012
Apport complémentaire Dérivation de la Bromme vers Labarthe Circuit nommé dans le schéma EDF
Schéma de fonctionnement : centrale hydroélectrique de Brommat
Schéma fonctionnel hors échelle d’après le panneau EDF2012. Amenées et canaux de fuite sont regroupés : les deux branches ne décrivent pas leur géométrie réelle. Aucun pompage ni type de turbine non documenté n’est ajouté. Les dimensions de Labarthe restent distinctes de la hauteur de chute.
Lire les circuits du schéma en texte

normal

  • Bromme → Retenue de Labarthe: Dérivation de la Bromme (eau).
  • Retenue de Labarthe → Ouvrages d’amenée: Amenée d’eau (eau).
  • Ouvrages d’amenée → Brommat I: Vers Brommat I (eau).
  • Ouvrages d’amenée → Brommat II: Vers Brommat II (eau).
  • Brommat I → Canaux de fuite: Eau turbinée (eau).
  • Brommat II → Canaux de fuite: Eau turbinée (eau).
  • Canaux de fuite → Truyère en aval: Restitution (eau).
  • Brommat I → Réseau électrique / Rueyres: Production électrique (électricité).
  • Brommat II → Réseau électrique / Rueyres: Production électrique (électricité).

Une dérivation transporte de l’eau ; une ligne électrique transporte de l’énergie

La dérivation de la Bromme conduit de l’eau vers la retenue de Labarthe. En aval, les ouvrages d’amenée alimentent les machines des deux usines. Le schéma fonctionnel regroupe ces liaisons sans inventer leur longueur, leur diamètre ou leur tracé. Un tunnel de liaison entre usines, visible sur le panneau patrimonial, ne doit pas être automatiquement confondu avec une conduite de production.

Après le passage dans les turbines, les canaux de fuite évacuent l’eau vers l’aval. Le mot « fuite » désigne ici la restitution hydraulique normale ; il ne signale pas une perte accidentelle ou un défaut d’étanchéité. Les transformateurs et les lignes vers le réseau réalisent une autre opération : ils adaptent la tension et transportent l’électricité produite, sans déplacer l’eau.

Pourquoi une cheminée d’équilibre n’est pas un évacuateur de crue

Le panneau distingue les cheminées d’équilibre du circuit et les évacuateurs du barrage. Une cheminée d’équilibre accompagne les variations de débit et de pression à proximité des ouvrages sous pression. Un évacuateur de crue permet de faire passer une partie des eaux lorsque le barrage doit évacuer des apports importants. Ces fonctions répondent à des phénomènes différents ; elles ne représentent pas deux moyens supplémentaires de produire de l’électricité.

La hauteur de chute enregistrée de 269,75 mètres concerne le dénivelé exploité par les machines. Les 70 mètres donnés pour Labarthe concernent le barrage. Les deux chiffres peuvent donc figurer sur une même fiche à condition de nommer ce qu’ils mesurent. Le volume total de huit millions de mètres cubes ne donne pas, à lui seul, une autonomie électrique.

Deux usines ne signifient pas sept groupes identiques

Brommat I comporte six groupes, Brommat II un seul. Le registre classe les deux entrées dans la technologie « Lac » ; il ne déclare pas ici une STEP à sept pompes. La différence entre les 406 MW enregistrés et les puissances d’équipements du panneau patrimonial ne démontre ni une limitation hydraulique précise ni une évolution récente. Le classement des centrales françaises conserve la somme des deux lignes du registre, dans un périmètre de site homogène.

Centrale hydroélectrique de Brommat : que représente une heure de production ?

La comparaison suivante prend 406 MW pendant une heure, à puissance constante, soit 406 MWh d’énergie électrique. C’est un scénario hypothétique, pas la mesure d’une heure réelle ni une promesse de disponibilité. La référence concerne Somme exacte des deux entrées ODRÉ BROMMH-CENTRALE HYDRAULIQUE DE BROMMAT-6 et -7 au 31 août 2026 : 180357,261 + 225642,739 kW. Même site, autres centrales de la Truyère exclues.. ODRÉ — puissance active maximum installée, registre au 31 août 2026.

Deux façons de visualiser la même quantité d’énergie
Repère Équivalence arrondie
Logements d’une ville modèle de 100 000 habitants Environ 16,2 heures de leur consommation électrique moyenne, avec le modèle résidentiel ci-dessous.
Voiture électrique équipée d’une batterie utile de 60 kWh Environ 6 090 recharges complètes de 0 à 100 %, en supposant 90 % de rendement de recharge.

Ces deux lignes sont des comparaisons alternatives de la même énergie ; elles ne s’additionnent pas. La ville modèle ne comprend ici que les usages électriques des logements, sans les entreprises, les transports ni les services publics. Le nombre de recharges ne décrit ni des bornes fonctionnant simultanément ni un modèle particulier de voiture.

Voir les hypothèses et le calcul

Énergie = puissance × durée : 406 MW × 1 h = 406 MWh. Un MW mesure une puissance ; un MWh mesure une quantité d’énergie. Par exemple, 1 GW tenu une heure représente 1 GWh, et non une production annuelle.

Pour les logements, le modèle retient 2 200 kWh par an et par habitant, arrondis à partir des 150,9 TWh de consommation résidentielle réelle en 2024 publiés par le SDES et des 68,4 millions d’habitants au 1er janvier 2024 indiqués par l’Insee. Il utilise une année normalisée de 8 760 heures pour exprimer une moyenne : ce n’est ni une norme individuelle ni le profil horaire observé d’une commune.

Le calcul de recharge est : énergie en kWh × 0,90 ÷ 60. Les 60 kWh de capacité utile et les 90 % de rendement sont des hypothèses explicites. La capacité du véhicule, sa température, les pertes et les conditions de recharge font varier le résultat. Aucun rendement hydraulique supplémentaire n’est appliqué à une puissance déjà électrique.

Comprendre la différence entre MW et MWh

Brommat I et Brommat II : une histoire en deux étapes

Le panneau patrimonial EDF conservé par la commune indique une mise en service de Brommat I en 1933, puis de Brommat II en 1975. Il présente le second équipement comme un développement majeur de l’aménagement existant. La distinction entre les deux noms correspond donc à une histoire industrielle, et non à deux appellations interchangeables d’une seule machine. EDF / commune de Brommat — panneau patrimonial, 2012

Cette évolution explique pourquoi la date de création d’un site hydraulique ne raconte pas à elle seule l’âge de toutes ses installations. Une première usine peut être complétée plusieurs décennies plus tard, avec d’autres ouvrages d’alimentation et des équipements électriques différents. Pour une chronologie fiable, il faut nommer l’étape concernée plutôt que retenir une année unique censée résumer tout le système.

Une production souterraine répartie entre deux usines

Le panneau patrimonial d’EDF décrit une centrale souterraine composée de Brommat I et de Brommat II. Il distingue les six groupes de la première usine et le grand groupe de la seconde. Cette présentation aide à comprendre la succession des équipements sans imaginer sept machines identiques. Ce qui est visible depuis l’extérieur ne résume donc pas l’ampleur du système de production. EDF / commune de Brommat — panneau patrimonial, 2012

Une caverne de machines répond à plusieurs fonctions : elle abrite les groupes, permet leur manutention et organise les raccordements hydrauliques et électriques. La circulation du personnel emprunte des accès distincts des conduites qui transportent l’eau. Cette séparation aide à lire les plans d’aménagement et évite d’imaginer que toute galerie visible serait un canal d’amenée ouvert au public.

Le barrage de Labarthe alimente le site

Le panneau EDF indique que le développement de Brommat II s’est accompagné du remplacement du barrage de La Cadène par un ouvrage plus important, Labarthe. Le barrage et les usines font partie du même aménagement, mais leurs caractéristiques ne sont pas interchangeables. La hauteur d’un barrage, la capacité de sa retenue et la puissance des groupes décrivent trois objets différents. EDF / commune de Brommat — panneau patrimonial, 2012

À bien distinguer

La chute déclarée dans le registre pour Brommat est de 269,75 mètres. Ce chiffre ne doit pas être donné comme la hauteur du barrage de Labarthe. Il représente la dénivellation hydraulique exploitée par la centrale. L’eau peut être retenue en amont puis transportée jusqu’aux machines par des ouvrages qui utilisent le relief : la hauteur de chute dépasse alors la seule hauteur du mur de retenue. ODRÉ — registre national au 31 août 2026

Comment les sept groupes deviennent 406 MW dans le classement

Le registre comporte une ligne de six groupes à 180 357,261 kW et une seconde d’un groupe à 225 642,739 kW. Elles partagent le préfixe BROMMH et le même nom exact de centrale, avec un suffixe différent. Leur addition donne exactement 406 000 kW, soit 406 MW. Le calcul regroupe ici deux parties du même site ; il n’additionne pas toutes les installations d’une commune ou d’un bassin. ODRÉ — registre national au 31 août 2026

Le rapport du Sénat consacré aux concessions, publié en 2025, présente également 406 000 kW pour Brommat dans une table issue de la DGEC. Ce recoupement apporte un repère supplémentaire, sans effacer les différences possibles entre une concession, une centrale et une description de machines. La méthode du tableau national reste la même pour tous les sites : le champ du registre daté. Sénat — rapport sur les concessions hydroélectriques, 2025

Pourquoi d’autres documents conduisent-ils à 444 MW ?

Le panneau EDF mentionne six groupes de 34 MW et un groupe de 240 MW. L’addition de ces puissances unitaires citées donne 444 MW. La valeur n’est donc pas inventée, mais elle ne correspond pas au total du champ enregistré retenu dans notre comparaison. Les deux séries doivent rester identifiées. EDF / commune de Brommat — panneau patrimonial, 2012

Il serait tentant d’expliquer immédiatement l’écart par des auxiliaires, une puissance brute ou une capacité limitée par l’eau. Les documents utilisés ici ne permettent pas de démontrer cette explication pour chaque nombre. La fiche indique donc les références sans trancher arbitrairement leur convention. Elle n’utilise pas 444 MW pour Brommat tout en conservant ailleurs des puissances d’une autre nature.

Une centrale de lac, distincte d’une STEP

Les deux lignes de Brommat sont classées dans la technologie « Lac » par le registre. Cette catégorie ne doit pas être changée en pompage-turbinage parce qu’une grande STEP, Montézic, se trouve dans le même bassin. La puissance de 406 MW ne constitue donc pas une capacité de pompage déclarée. Chaque installation conserve sa technologie et sa fonction dans la comparaison. ODRÉ — registre national au 31 août 2026

Cette distinction permet de séparer deux façons d’utiliser une réserve haute. Une centrale gravitaire valorise l’eau reçue depuis l’amont. Une STEP ajoute la possibilité de consommer de l’électricité pour remonter de l’eau. Une retenue et des galeries ne suffisent pas à démontrer l’existence de pompes réversibles : il faut identifier les machines concernées. Le voisinage géographique d’un équipement ne transfère pas automatiquement sa technologie aux centrales voisines.

La maintenance relie sûreté industrielle et milieu naturel

La consultation publiée par la DREAL en 2024 décrit une opération de maintenance des conduits de fond de Labarthe, nécessitant une vidange complète. Le dossier annonce des interventions en 2026 et traite notamment des espèces et habitats concernés. Cette publication établit le contenu et la procédure du projet ; elle ne prouve pas, à elle seule, que tous les travaux annoncés ont été achevés à une date ultérieure. DREAL Occitanie — travaux et vidange de Labarthe, consultation 2024

Pour lire une actualité de maintenance, il faut distinguer le programme, l’autorisation et le bilan de réalisation. Une indisponibilité temporaire ne retire pas automatiquement une centrale du patrimoine installé. À l’inverse, le chiffre de puissance installé ne démontre pas que tous les groupes soient disponibles au moment précis d’une visite. La fiche de site et le bulletin d’exploitation répondent à des questions différentes.

Le Brézou conserve une mémoire ouvrière

Le panneau patrimonial évoque le développement d’une cité ouvrière au Brézou pendant les chantiers. Il décrit un lieu de vie avec des équipements collectifs, dont subsistent notamment des maisons EDF et une église. Ce témoignage permet de replacer les usines dans une histoire de travail, d’habitat et de transformations du territoire. EDF / commune de Brommat — panneau patrimonial, 2012

Cette dimension complète la lecture technique. Le patrimoine hydroélectrique ne se limite pas au barrage photographié depuis la route : il comprend aussi les accès, les bâtiments de service et les lieux où vivaient les équipes. Pour préparer une découverte, un panneau d’interprétation local peut ainsi apporter un contexte que la seule puissance en mégawatts ne donne jamais.

Comparer Brommat sans lui attribuer toute la Truyère

Le barrage de Sarrans et la centrale de Montézic appartiennent au même grand territoire hydraulique, mais restent des sites distincts. Les ajouter à Brommat donnerait une puissance de chaîne et ferait disparaître l’unité de comparaison choisie pour les autres installations françaises.

Le pilier des plus grands barrages de France explique pourquoi Brommat figure dans le classement électrique, alors que les palmarès de hauteur et de volume donnent d’autres résultats. Le Pouget, dans l’aménagement du Lévézou, fournit une comparaison utile : là aussi, il faut séparer une centrale de son réseau de retenues et du groupement d’exploitation auquel elle appartient.

Questions fréquentes sur Brommat

Brommat I et Brommat II sont-elles deux centrales sans rapport ?

Elles constituent deux usines voisines du même aménagement, décrites ensemble par EDF. Le registre les répartit dans deux lignes que notre calcul regroupe grâce à leur nom de site commun. Cela ne permet pas de fusionner les centrales voisines qui portent d’autres noms.

Combien de groupes compte l’installation ?

Le total enregistré est de sept : six dans une première ligne et un dans la seconde. Les documents techniques distinguent les six groupes de Brommat I et le grand groupe de Brommat II. Une moyenne par groupe masquerait cette répartition très inégale.

Faut-il annoncer 406 ou 444 MW ?

406 MW correspond à la puissance active maximum installée du registre utilisée pour le classement. 444 MW est l’addition des puissances unitaires citées dans des documents EDF. Les valeurs doivent être accompagnées de leur référence et ne pas être présentées comme strictement interchangeables.

Une vidange retire-t-elle la puissance installée ?

Une opération de maintenance peut rendre des équipements indisponibles temporairement. Le patrimoine installé et la disponibilité instantanée sont deux notions distinctes. Pour décrire une situation d’exploitation précise, il faut une information datée, pas seulement la fiche générale de la centrale.

Les caractéristiques décrivent les périmètres et les dates indiqués. Les niveaux de retenue, la disponibilité des groupes et les conditions d’accès varient ; les consignes locales relèvent des autorités et de l’exploitant.
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