La Norvège produit environ 88 à 90 % de son électricité grâce à l’hydroélectricité, une part qui varie légèrement chaque année en fonction des apports en eau et des précipitations.
L’hydroélectricité, pilier de l’approvisionnement norvégien
La Norvège se distingue par une dépendance très forte à l’hydroélectricité pour sa production électrique. Selon les années et les séries statistiques, cette source d’énergie représente environ 88 à 90 % de l’électricité produite dans le pays Statistics Norway. Pour l’année 2024, la production hydroélectrique a atteint environ 89 % de la production totale, soit près de 140 TWh sur un total de 157,2 TWh BusinessPortal-Norwegen. Les statistiques officielles peuvent parfois arrondir cette part à 88 % Norwegian Energy – Energifakta Norge.
Cette prédominance s’explique par une géographie favorable, caractérisée par de nombreux cours d’eau et des reliefs propices à l’aménagement de barrages et de centrales. La part exacte de l’hydroélectricité dans le mix énergétique norvégien peut fluctuer d’une année sur l’autre, principalement en fonction des apports en eau, des précipitations et de la production des autres filières énergétiques Norwegian Energy – Energifakta Norge.
Un parc hydroélectrique étendu et une capacité de stockage significative
Au début de l’année 2025, la Norvège comptait un nombre impressionnant de 1 791 centrales hydroélectriques Norwegian Energy – Energifakta Norge. Ces installations représentent une puissance installée totale de 33 947 MW Norwegian Energy – Energifakta Norge. La production annuelle moyenne estimée de ce parc hydroélectrique s’élève à 137,6 TWh, un chiffre calculé sur la période de référence 1991–2020 Norwegian Energy – Energifakta Norge.
L’ensemble des moyens de production électrique du pays, toutes filières confondues, totalisait environ 40 334 MW de puissance installée au début de 2025, pour une production annuelle moyenne estimée à environ 157 TWh Norwegian Energy – Energifakta Norge. Cela souligne l’importance écrasante de l’hydroélectricité par rapport aux autres sources d’énergie.
Un atout majeur du système hydroélectrique norvégien réside dans ses capacités de stockage. Le pays dispose d’environ 1 100 réservoirs, dont la capacité totale de stockage dépasse les 87 TWh Norwegian Energy – Energifakta Norge. Les 30 plus grands de ces réservoirs représentent à eux seuls environ la moitié de cette capacité totale Norwegian Energy – Energifakta Norge. Ces installations avec réservoirs permettent de stocker l’eau et de moduler la production d’électricité, offrant une flexibilité précieuse au réseau électrique Norwegian Energy – Energifakta Norge.
Il est important de noter que la capacité de stockage des réservoirs norvégiens, bien que considérable, ne signifie pas que les centrales hydroélectriques produisent constamment à leur puissance maximale. La production est ajustée en fonction des besoins du réseau et des conditions hydrologiques. De plus, les chiffres de production observée pour une année donnée, comme en 2024, ne sont pas interchangeables avec les moyennes annuelles estimées sur de longues périodes de référence Norwegian Energy – Energifakta Norge.
Pourquoi une telle prédominance en Norvège ?
La forte dépendance de la Norvège à l’hydroélectricité s’explique par une combinaison de facteurs naturels et d’un développement infrastructurel soutenu. Le pays bénéficie d’une ressource abondante, avec des pluies et des apports de fonte des neiges qui alimentent constamment rivières et lacs, bien que des variations régionales et saisonnières existent Norwegian Energy – Energifakta Norge. Le relief favorable, caractérisé par des dénivelés importants, permet de convertir efficacement l’énergie potentielle de l’eau en électricité Norwegian Energy – Energifakta Norge.
La présence de nombreux réservoirs est également cruciale, car elle permet de stocker une partie de l’eau pour la turbiner lorsque la demande est élevée ou que les apports naturels sont plus faibles. Cette capacité de stockage rend l’hydroélectricité norvégienne largement pilotable, contrairement aux productions qui dépendent uniquement du débit instantané Norwegian Energy – Energifakta Norge. Enfin, le parc hydroélectrique a été construit et développé sur le long terme, créant un système intégré d’ouvrages, de réseaux et de réservoirs qui reflète une infrastructure mature et non une simple disponibilité naturelle de l’eau Norwegian Energy – Energifakta Norge.
Le cadre réglementaire français de l’hydroélectricité
En France, l’utilisation de l’énergie des cours d’eau, lacs et marées est strictement encadrée par l’État. L’article L. 511-1 du code de l’énergie établit le principe d’une concession ou d’une autorisation, en fonction du régime applicable Ministère de la Transition écologique. Le critère central pour déterminer ce régime est la puissance maximale brute (PMB), et non la puissance électrique installée Ministère de la Transition écologique.
- Pour une PMB ne dépassant pas 4,5 MW, le projet relève du régime de l’autorisation. Il nécessite notamment une autorisation environnementale délivrée par le préfet, avec des prescriptions adaptées au site et à ses enjeux Ministère de la Transition écologique.
- Si la PMB est supérieure à 4,5 MW, le régime de la concession s’applique. Dans ce cas, les ouvrages sont exploités par un concessionnaire pour le compte de l’État. Selon le ministère de la Transition écologique, la concession est délivrée par le préfet pour des puissances entre 4,5 et 100 MW, et par le ministre chargé de l’énergie au-delà de 100 MW Ministère de la Transition écologique.
La PMB est calculée en fonction du débit maximal de la dérivation et de la hauteur de chute, et ne doit pas être confondue avec la puissance électrique nominale d’une turbine ou d’une centrale Ministère de la Transition écologique. Un cas particulier concerne les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Les installations qui ne dérivent pas un débit naturel, comme les STEP dont les bassins sont artificiels et non alimentés par un cours d’eau, ne relèvent pas du régime de concession hydroélectrique. Elles sont soumises au régime d’autorisation prévu par le code de l’énergie Ministère de la Transition écologique.
En résumé
La Norvège s’appuie massivement sur l’hydroélectricité, qui fournit entre 88 et 90 % de son électricité, avec 89 % en 2024. Le pays dispose de près de 1 800 centrales et d’une vaste capacité de stockage grâce à plus de 1 100 réservoirs, permettant une production modulable et une grande stabilité de son système électrique. Cette prédominance est une caractéristique fondamentale du paysage énergétique norvégien.
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Toutes les questions-réponsesRéponses
- Statistics Norway (SSB), statistiques d’électricité
- Norwegian Energy – Energifakta Norge, données au début de 2025
- BusinessPortal-Norwegen, données de production 2024
- Ministère français de la Transition écologique, « Hydroélectricité »
- AIDA Ineris, Loi du 16 octobre 1919 relative à l’utilisation de l’énergie hydraulique
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